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                 Mon travail, à travers ses thèmes, motifs et techniques employés explore les limites qui font ou défont l’intérieur et l’extérieur d'espaces réels ou imaginaires, en interroge les définitions, limites, interactions, codes, mémoire et rapport au temps. Au départ, assemblage de matériaux similaires et résultat d’un processus alternatif de construction/ déconstruction (voir article), mes ouvrages sont devenus au fil du temps plus informels et sculpturaux tournés principalement vers l’installation et la vidéo. Se rapprochant plus d’un système dissociatif /associatif d’images, d’idées, de symboles contemporains, les éléments les composant peuvent être liés à mon histoire personnelle tout comme à mon environnement social et géographique. 

                 Suivant cette technique de libre assemblage, mes installations  s'articulent autour de la recherche d’une lecture construite sur la confrontation autant des matériaux que des concepts qu’elles véhiculent. Les divers composants matériels ou immatériels, souvent dissonants et antinomiques, trouvent, ainsi assemblés, au delà de leurs oppositions, une unité de lecture à l’harmonie souvent paradoxale car bousculant leurs sens et définitions initiales. "Bonheur" est, par exemple, une installation où les différentes lettres de ce mot ont été matérialisées par des couronnes mortuaires de fleurs artificielles aux couleurs bigarrées, commercialisées en masse pendant «les fêtes de la Toussaint» et métamorphosant de ce fait, son rapport signifiant/signifié initial. Détourné de sa définition, son sens  devient  multiple et incertain alignant dans un même visuel les concepts opposés de félicité/vie et perte/mort et dénonce son lien étroit avec la société de consommation. 

Compte tenu de l’emploi de différents médiums comme la vidéo, la multiplicité des éléments, la variabilité des associations sujet/objet, les systèmes de construction sous forme de kit prêt à l'assemblage, l'échelle, mes installations aux lectures équivoques s'inscrivent avant tout dans le mouvement, le déplacement, la déambulation. Tout en suivant le même procédé d'assemblage elles peuvent se transformer pour s’articuler avec cet autre élément: l’espace dans lequel elles sont présentées. Ainsi dans "Partie de/Part off" chaque installation/élément est étroitement lié.e à la structure/architecture hexagonale de la salle d'exposition. Par son point de vue, sa participation, son regard, son corps, son histoire, sa position, ses déambulations la.e spectateur.ice / intervenant.e décide de la jonction et de l'ordre des différents éléments des installations pour  accéder à l'ensemble et leur donner un sens, un récit qui lui est propre.

                Etant aussi art-thérapeute, cette fonction m'amenée à questionner, dans ma pratique artistique, le parallèle entre construction identitaire et construction de l’espace, d’aborder l’image  comme représentation mentale et instrument de la mémoire  définissant notre espace intime et social.

My work, through its themes, patterns and techniques used, explores the limits that make or break the interior and exterior of real or imaginary spaces, questioning their definitions, limits, interactions, codes, memory and relationship to time. Initially, an assembly of similar materials and the result of an alternative construction / deconstruction process (see review), my works have become over time more informal and sculptural, more like a dissociative / associative system of images, ideas, contemporary symbols as autobiographical elements or linked to my environment.

Following this technique of free assembly, my installations revolve around the search for a reading built on the confrontation of both the materials and the concepts they convey. The various material or immaterial components, often dissonant and contradictory, find, thus assembled, beyond their oppositions, a unity of reading with often paradoxical harmony because it disrupts their initial meanings and definitions. “Happiness” is, for example, an installation where the different letters of this word have been materialized by funeral wreaths of artificial flowers in variegated colors, mass marketed during “All Saints’ Day” and thereby transforming its relationship. initial signifier/signified. Diverted from its definition, its meaning becomes multiple and uncertain, aligning in the same visual the opposing concepts of happiness/life and loss/death and denounces its close link with consumer society.

Given the use of different mediums such as video, the multiplicity of elements, the variability of subject / object associations, construction systems in the form of a kit ready for assembly, the scale, my installations with equivocal readings are above all part of the movement and wan. While following the same assembly process, they can transform to articulate with this other element: the space in which they are presented. Thus in "Part of / Part off" each installation / element is closely linked to the hexagonal structure / architecture of the show room. Through its point of view, its participation, its gaze, its body, its history, its position, its wanderings the spectator / speaker decides the junction and the order of the different elements of the installations to access the whole and give them a meaning, a story of its own.

Being also an art therapist, this function led me to question, in my artistic practice, the parallel between identity construction and construction of space, to approach the image as a mental representation and instrument of memory defining our intimate and social space.

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